L'univers du micro-PC Raspberry Pi accessible à tous http://raspberrypis.net Retrouvez l'essentiel des informations sur le Raspberry Pi : matériel, système d'exploitation, programmation et bien sûr des tutoriels pour bien débuter. Wed, 11 Mar 2015 17:00:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.5.7 Le Raspberry Pi 2 vaut-il le “coup” ? http://raspberrypis.net/le-raspberry-pi-2-vaut-il-le-coup/ http://raspberrypis.net/le-raspberry-pi-2-vaut-il-le-coup/#comments Wed, 11 Mar 2015 17:00:04 +0000 http://raspberrypis.net/?p=949 Historiquement, le Raspberry Pi était vendu comme un micro-ordinateur à bas coûts permettant l’apprentissage de la programmation dans les écoles. Conjointement, il était parfois utilisé comme un ordinateur d’appoint, de remplacement, ou d’entrée de gamme. Cependant, avec son mono-processeur à 700MHz et sa faible mémoire vive, on arrivait rapidement aux limites de la bête à $35.

Avec l’arrivée en février 2015 du Raspberry 2, peut-on considérer ce dernier comme un ordinateur personnel minimal permettant de surfer, regarder des vidéos, ou même de jouer à des jeux comme Minecraft dans de bonnes conditions ?

Les limites du Raspberry Pi

Sur les anciens modèles, le Pi était parfait comme lecteur multimédia de salon ou comme serveur web.

Cependant, certaines activités consommatrices de ressources comme surfer sur internet, regarder des vidéos ou jouer à Minecraft faisaient souffrir le Raspberry Pi et n’étaient pas agréables pour l’utilisateur.

Il y a quelques temps, j’avais tenté de surfer sur un modèle B. Ça fonctionnait effectivement mais c’était très saccadé et le processeur tournait à plein régime. Ainsi, il n’était pas envisageable d’utiliser mon modèle B pour surfer de longues heures. La machine manquait clairement de “puissances”.

De meilleures performances ?

Avec l’arrivée du Raspberry Pi 2 (qui est une évolution du modèle B+), le matériel a effectué un grand pas en avant : en effet, la bête contient désormais 4 processeurs ARM v7 à 900Mhz (au lieu d’un seul ARM v6 à 700MHz pour le modèle B+) et la mémoire vive passe à 1 Go (au lieu de 512Mo pour le modèle B+).

Raspberry Pi 2

Voici un comparatif technique du modèle B+ et modèle B génération 2 (Raspberry Pi 2) :

Critère Modèle B+ modèle B génération 2
Système sur puce (SoC) Broadcom BCM2835
(CPU, GPU et SDRAM)
Broadcom BCM2836
(CPU, GPU et SDRAM)
Processeur (CPU) 700 MHz ARM1176JZF-S core (ARM V6) 900 MHz quad-core ARM Cortex-A7 (ARM V7)
Processeur graphique (GPU) Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Mémoire vive (SDRAM) 512Mo 1Go
Alimentation 600 mA (3.0 W) via micro-USB 800 mA (4.0 W) via micro-USB
Stockage des données Lecteur de carte micro-SD Lecteur de carte micro-SD
Sortie vidéo 1 composite RCA et 1 HDMI 1 composite RCA et 1 HDMI
Sortie audio 3.5 mm jack et HDMI 3.5 mm jack et HDMI
Ethernet 1 1
Port USB 4 4
Périphériques bas niveau 40 GPIO connecteurs 40 GPIO connecteurs
Taille 85.60 mm × 56.5 mm 85.60 mm × 56.5 mm
Poids 45g 45g
Prix $35 $35

Selon les premiers retours, la version 2 se montrerait en moyenne 6 fois plus performante que la version B+. Pour vous en convaincre, voici une vidéo montrant les différences de performances du Raspberry Pi 2 avec son prédécesseur lors d’une navigation sur internet et le visionnage de vidéos.

J’ai testé personnellement la navigation sur internet depuis mon Raspberry Pi 2 et je dois dire que c’était fluide et agréable.

Poursuivons avec un autre test intéressant de la puissance de calcul du Pi 2, en exécutant un script triant alphabétiquement 172 000 mots :

Le Raspberry Pi 2 se montre jusqu’à 13 fois plus rapide dans ce test.
Je trouve que c’est une belle réussite 🙂

A noter que 2 systèmes d’exploitation supplémentaires seront également supportés sur la nouvelle machine :

Enfin, la fondation Raspberry Pi a réussi un joli coup de maître puisque le prix demeure inchangé à $35 alors que les performances sont vraiment améliorées.

A suivre !

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Bien choisir son modèle de Raspberry Pi http://raspberrypis.net/bien-choisir-son-modele-de-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/bien-choisir-son-modele-de-raspberry-pi/#comments Sun, 08 Mar 2015 19:00:04 +0000 http://raspberrypis.net/?p=951 Au début, le Raspberry Pi ne se déclinait qu’en 2 modèles : le A et le B. Puis s’en est suivi une amélioration de ces 2 modèles, à savoir le A+ et le B+. Depuis février 2015, un 5ème modèle a été commercialisé sous le nom de Raspberry Pi 2. Afin de vous aider à choisir au mieux, nous allons tenter d’expliquer les différences existantes entre les modèles.

Etape 1 : choisir sa famille

La première étape pour choisir correctement son modèle de Raspberry Pi est de se demander quelle famille choisir entre A et B.

En effet, chaque modèle appartient à une famille :

  • Famille A : modèle A, modèle A+
  • Famille B : modèle B, modèle B+, modèle B génération 2

Selon la fondation Raspberry Pi, chaque famille se destine à un usage différent :

  • Famille A : avec moins de matériel (pas de ports ethernet, moins de RAM), ils consomment 3 fois moins d’énergie que la famille B et sont de plus petites tailles (depuis la version A+), ils sont parfaits pour tous les projets “embarqués” pouvant fonctionner sur batterie.
  • Famille B : avec un meilleur matériel, ils sont plutôt destinés à des utilisations plus exigeantes en ressources comme du traitement de texte ou le visionnage de vidéos.

Si vous avez choisi la famille A, rendez-vous à l’étape 2.
Sinon allez à l’étape 2 bis 🙂

Etape 2 : choisir son modèle A

Voici les spécifications techniques des modèles A et A+ :

Critère Modèle A Modèle A+
Système sur puce (SoC) Broadcom BCM2835
(CPU, GPU et SDRAM)
Broadcom BCM2835
(CPU, GPU et SDRAM)
Processeur (CPU) 700 MHz ARM1176JZF-S core (ARM V6) 700 MHz ARM1176JZF-S core (ARM V6)
Processeur graphique (GPU) Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Mémoire vive (SDRAM) 256Mo 256Mo
Alimentation 300 mA (2.5 W) via micro-USB 200 mA (1 W) via micro-USB
Stockage des données Lecteur de carte SD/MMC/SDIO Lecteur de carte micro-SD
Sortie vidéo 1 composite RCA et 1 HDMI 1 composite RCA et 1 HDMI
Sortie audio 3.5 mm jack et HDMI 3.5 mm jack et HDMI
Ethernet 0 0
Port USB 1 1
Périphériques bas niveau 26 GPIO connecteurs 40 GPIO connecteurs
Taille 85.60 mm × 56.5 mm 65.00 mm × 56.5 mm
Poids 45g 23g
Prix $25 $20

Pour faire simple, le modèle A+ est plus petit, moins lourd et moins consommateur en énergie que le modèle A. Etant donné que le modèle A+ est une mise à niveau du modèle A, il semble judicieux d’opter pour ce dernier (sauf si vous avez de bonnes raisons !)

Etape 2 bis : choisir son modèle B

Voici les spécifications techniques des modèles B, B+ et 2 :

Critère Modèle B Modèle B+ Modèle 2
Système sur puce (SoC) Broadcom BCM2835
(CPU, GPU et SDRAM)
Broadcom BCM2835
(CPU, GPU et SDRAM)
Broadcom BCM2836
(CPU, GPU et SDRAM)
Processeur (CPU) 700 MHz ARM1176JZF-S core (ARM V6) 700 MHz ARM1176JZF-S core (ARM V6) 900 MHz quad-core ARM Cortex-A7 (ARM V7)
Processeur graphique (GPU) Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Broadcom VideoCore IV
OpenGL ES 2.0
OpenVG 1080p30 H.264
Mémoire vive (SDRAM) 512Mo 512Mo 1Go
Alimentation 700 mA (3.5 W) via micro-USB 600 mA (3.0 W) via micro-USB 800 mA (4.0 W) via micro-USB
Stockage des données Lecteur de carte SD/MMC/SDIO Lecteur de carte micro-SD Lecteur de carte micro-SD
Sortie vidéo 1 composite RCA et 1 HDMI 1 composite RCA et 1 HDMI 1 composite RCA et 1 HDMI
Sortie audio 3.5 mm jack et HDMI 3.5 mm jack et HDMI 3.5 mm jack et HDMI
Ethernet 1 1 1
Port USB 2 4 4
Périphériques bas niveau 26 GPIO connecteurs 40 GPIO connecteurs 40 GPIO connecteurs
Taille 85.60 mm × 56.5 mm 85.60 mm × 56.5 mm 85.60 mm × 56.5 mm
Poids 45g 45g 45g
Prix $35 $35 $35

Comme pour le modèle A+, le modèle B+ est une mise à niveau matérielle du B : doublement du nombre de ports USB, plus de ports GPIO et passage au format de stockage micro-SD. Bref, le B+ rend obsolète son ancêtre B pour un prix identique 🙂

Depuis février 2015 est arrivé le petit dernier : le Raspberry Pi 2 qui est en une évolution du modèle B+ (oui encore !).

Les changements sont conséquents :

  • on passe d’un processeur ARM v6 à 700Mhz à 4 processeurs ARM v7 à 900Mhz
  • la mémoire vive (RAM) double de 512Mo à 1Go

Le Raspberry Pi 2 est clairement une révolution matérielle majeure puisque d’après les différents tests réalisés, il serait environ 6 fois plus performant que son prédécesseur. Le tout pour un prix inchangé à $35 🙂

Raspberry Pi 2

Le dernier né de la fondation semble maintenant nettement mieux taillé pour des utilisations assez intensives en ressources comme la navigation sur internet, les vidéos, les jeux…

A suivre !

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Les commandes Linux les plus utiles pour son Raspberry Pi http://raspberrypis.net/les-commandes-linux-les-plus-utiles-pour-son-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/les-commandes-linux-les-plus-utiles-pour-son-raspberry-pi/#comments Sun, 07 Sep 2014 06:00:36 +0000 http://raspberrypis.net/?p=860 Quel que soit le système d’exploitation installé sur son Raspberry Pi, il est possible de l’utiliser de différentes manières. La façon la plus intuitive consiste à utiliser sa souris et à naviguer via l’interface graphique proposée par le système d’exploitation pour réaliser les actions souhaitées : changer de répertoire, créer un fichier, lancer un programme…

Mais toutes ces actions sont également réalisables en ligne de commandes c’est à dire en saisissant des commandes dans un terminal. L’intérêt de cette seconde méthode est généralement, outre le fait d’épater vos amis, de pouvoir automatiser certaines tâches répétitives en créant des scripts.

La base de la base

Première étape et non des moindres : ouvrir le terminal permettant d’y saisir des commandes.

Si vous avez le système d’exploitation installé Raspbian, alors il suffit de cliquer sur l’icône LXTerminal sur le bureau :
LXTerminal sous Raspbian

Il est également possible de le retrouver dans le menu des programmes, dans la catégorie “Accessoires”.

Une fois ouvert, vous devriez vous retrouver face à une fenêtre noire comme celle-ci :

LXTerminal prêt à servir

Vous êtes maintenant prêt à faire comme dans les films, c’est à dire saisir des lignes de commandes 😀

Les commandes les plus utiles

Voici, dès à présent, une liste non exhaustive des commandes que j’estime utiles pour son Raspberry Pi.

Commandes de commande

  • man <nom de la commande> : permet de consulter le manuel associé à la commande passée en paramètre (man = manual). C’est à mon avis la commande la plus utile qui soit puisque grâce à elle, vous pourrez utiliser n’importe quelle commande facilement 🙂
  • whereis <nom de la commande> : permet de connaître quel script est exécuté lors de l’appel à la commande.

Système

  • top : permet de lister les processus du système.
  • kill : permet de terminer un processus.
  • df : permet de connaître l’espace disponible sur les disques.
  • uname : permet d’afficher des informations importantes du système (version du système…).
  • su : permet de changer d’utilisateur courant (su = switch user).

Fichiers & repertoires

  • pwd : permet de savoir dans quel répertoire vous vous trouvez actuellement (pwd = print working directory).
  • cd <nom ou chemin du répertoire> : permet de changer de répertoire courant (cd = change directory). Cette commande permet de réaliser les mêmes actions que lorsque vous vous baladez avec votre souris dans l’arborescence de votre système.
  • mkdir <nom du répertoire> : permet de créer un nouveau répertoire dans le répertoire courant (mkdir = make directory). Pour supprimer un répertoire, il suffit d’utiliser la commande rmdir <nom du répertoire>.
  • ls : permet de lister les fichiers et répertoires contenus dans le répertoire courant.
  • touch <nom du fichier> : permet de créer un nouveau fichier vide. A la base, cette commande permet de changer la date de modification du fichier cible mais losqu’il n’existe pas, elle le créé. Pour supprimer un fichier, il suffit de saisir rm <nom du fichier>.
  • chmod et chown : permettent de changer les permissions sur les fichiers et les répertoires.
  • cp <fichier source> <répertoire de destination> : permet de copier le fichier source et de le coller dans le répertoire de destination (cp = copy). Il est également possible de réaliser un “couper/coller” à l’aide de la commande mv <fichier source> <répertoire de destination> (mv = move).
  • cat <nom du fichier> : permet de lire le contenu d’un fichier (cat = catenate, littéralement concaténer).
  • grep <mots à trouver> <fichiers cibles> : permet de rechercher une chaîne de caractères dans un ou plusieurs fichiers. Cette commande est extrêmement utile et puissante et je ne peux que vous conseiller de bien lire sa documentation (man grep).
  • find : permet de rechercher des fichiers ou des répertoires selon leur nom.

Téléchargements

  • wget <adresse de la ressource> : permet de télécharger la ressource hébergée à l’adresse définie.
  • curl : permet de télécharger mais également de transmettre un fichier vers un serveur distant.
  • ftp : permet de se connecter à l’aide du protocole FTP à un serveur distant. Vous pourrez ensuite télécharger ou transmettre plusieurs fichiers.

Réseau

  • ping <ip ou nom de domaine> : permet de vérifier si la machine cible est bien accessible par le réseau.
  • ifconfig : permet d’afficher des informations concernant les interfaces réseau. On l’utilise fréquemment pour trouver son IP.

Trouver l'ip du Raspberry Pi

Enfin, notez que lorsque vous installez un nouveau logiciel sur votre machine, de nouvelles commandes seront disponibles. Par exemple, après avoir installé le logiciel de traitement de texte Emacs, la commande “emacs” sera disponible en ligne de commande pour lancer le programme.

Si cet article vous a intéressé et que vous désirez aller plus loin, notamment en réalisant des scripts permettant d’automatiser certaines tâches répétitives, vous pouvez aller lire ce guide complet ici (en anglais).

A bientôt !

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Les différentes utilisations du Raspberry Pi http://raspberrypis.net/les-differentes-utilisations-du-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/les-differentes-utilisations-du-raspberry-pi/#comments Mon, 07 Apr 2014 08:47:51 +0000 http://raspberrypis.net/?p=827 Cet article est aimablement proposé par Raspbian France.

Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour un article qui n’est pas un tutoriel, qui ne traite pas réellement de matériel, ni encore de logiciel mais pour un article plus généraliste, qui va traiter des différents usages possibles de la Raspberry.

Il est bien évidemment impossible de dresser une liste exhaustive des projets réalisables avec la framboise. Cependant, il est possible de distinguer un certain nombre d’usages globaux de celle-ci.

Notre but sera ici de vous dresser une liste de ces usages, et de vous expliquer un petit peu plus en quoi ils consistent.

Les serveurs

Sous ce terme généraliste se découpe en fait plusieurs types de serveurs (que nous détaillerons un peu plus loin). Cependant, il existe un point commun entre tous, c’est que la Raspberry ne sera pas, a priori, utilisée de façon directe, branchée à un écran et un clavier par exemple.

Dans le cadre d’un serveur, la Raspberry sera branchée et en fonctionnement en permanence, sans la moindre interruption. Elle restera probablement proche de la box internet, et sera contrôlée à distance via SSH, le moins souvent possible, le fait d’avoir besoin de prendre le contrôle d’un serveur étant en général dû un problème de celui-ci.

Dans cette optique, on visera la stabilité du système, ce qui signifie probablement l’utilisation d’une distribution Raspbian.

De façon générale, les serveurs demandent une capacité à gérer une forte montée en charge (c’est-à-dire une augmentation importante du nombre de ressources nécessaires, notamment quand de nombreux utilisateurs se connectent de façon simultanée).

Cela signifie par exemple que ces serveurs nécessitent des cartes SD permettant une écriture rapide, et une Raspberry de type B, avec plus de RAM. Cependant, ils n’ont normalement pas besoin Wifi, ni de clavier sans fil. Le type de serveur fera varier la quantité de mémoire nécessaire.

Pour plus d’informations sur les accessoires à vous procurer pour votre Raspberry, vous devriez aller faire un tour sur le tutoriel dédié aux accessoires de la Raspberry.

Dans le cadre des serveurs, on distingue là aussi plusieurs grandes catégories :

Le serveur web

Il s’agit d’un serveur visant à héberger un ou plusieurs sites web, qui devront êtres accessibles depuis l’extérieur.

Ces serveurs sont souvent utilisés par des développeurs souhaitant avoir la main sur toute la configuration de leur serveur, sans investir une fortune chez un hébergeur professionnel pour un serveur dédié, et sans avoir à acheter un véritable serveur, très cher, très encombrant, souvent bruyant, peu esthétique.

Par ailleurs, la framboise faisant tourner un système UNIX, souvent GNU/Linux, elle permet facilement l’installation d’un serveur web. D’autant plus que de nombreux tutoriels expliquent comment installer un serveur web, notamment sur Raspbian, ou encore comment le rendre accessible via internet.

Pour cette utilisation, la Raspberry est vraiment l’ami des développeurs web, notamment les étudiants souhaitant pouvoir continuer à mettre de la sauce tomate dans leurs pâtes.

Le serveur de stockage

Il s’agit d’un serveur qui permet de stocker vos fichiers pour y avoir accès depuis n’importe où. Il s’agira en général d’un serveur dit « FTP », c’est-à-dire une machine exécutant un logiciel permettant de traiter le protocole « File Transfert Protocole », qui est un protocole dédié au transfert de fichier.

Ce type d’utilisation est relativement plus grand public que celle du serveur web. Cependant, il n’est pas rare que les deux utilisations se recoupent.

Il est à noter que l’utilisation d’un serveur FTP n’est pas toujours mise en place, et que certaines personnes lui préfèrent l’utilisation d’une connexion SFTP, c’est-à-dire permettant le transfert de fichier, via protocle SSH.

Le serveur de service

Il s’agit d’un serveur un peu à part, qui vise à héberger un service, en général pour pouvoir y accéder depuis n’importe ou. On entend par « service » un logiciel, mais qui ne sera pas un client, c’est-à-dire un logiciel tournant au niveau de la machine de l’utilisateur, et permettant de faire des appels vers une entité centrale. Il va justement s’agir de cette entité centrale, responsable des opérations, des calculs, de la coordination des différents clients, etc.

Cette catégorie peut regrouper les serveurs de jeu, mais aussi ceux fournissant des services moins grand public, par exemple des VPN, des serveurs uniquement de base de données, ou encore des serveurs de temps (serveur fournissant une heure, afin par exemple de pouvoir synchroniser d’autres machines).

Par certains cotés, les serveurs de stockage ou même les serveurs web sont eux-mêmes des serveurs « de service ».

L’utilisation multi-média

Il s’agit là d’un des usages les plus développés du Raspberry Pi. Sous l’idée de multi-média pointe en fait surtout celle de média-center.

Un média-center, c’est un système informatique venant normalement se greffer à la télévision, et permettant de compléter les services basiques d’une télévision, en lui rajoutant une interface plus conviviale, mais surtout un accès internet, la possibilité de stocker et de lire de la musique, des images, des vidéos, et éventuellement d’autres types de fichiers.

Certains média-center intègrent des fonctionnalités encore plus poussées, comme la possibilité de jouer à des jeux vidéos, de sauvegarder facilement des fichiers en ligne, voir d’accéder au média-center depuis l’extérieur, via internet.

Le problème avec les média-center, c’est qu’ils sont relativement chers, et propriétaires, et que vous ne pourrez donc pas les faire évoluer. C’est pourquoi de nombreuses personnes se sont orientées vers la Raspberry Pi pour un usage de média-center.

Pour cela, on utilise souvent le logiciel XBMC. Ce dernier permet la lecture de nombreux formats vidéos, la mise en place de playlist, une connexion à internet, une récupération automatique de données sur l’Internet Movie Database, et plein d’autres fonctionnalités, dont la possibilité d’ajouter des scripts Python à XBMC pour lui ajouter de nouvelles fonctionnalités.

De plus, avec son interface élégante, XBMC peut-être facilement contrôlé avec une télécommande, ou un clavier sans fil. Là encore, nous vous conseillons de faire un tour sur l’article dédié aux accessoires pour la Raspberry.

La domotique

La domotique c’est quoi ? Il s’agit des techniques qui permettent de centraliser la gestion des différents équipements d’une maison. Pour le dire plus simplement, il s’agit de pouvoir contrôler votre maison via ordinateur.

Gérer le chauffage, recueillir des données sur votre maison (par exemple pour mieux gérer vos dépenses d’énergie), allumer ou éteindre vos lampes à distance, démarrer la télé, etc.

Le problème avec la domotique, c’est que c’est une chose dont on parle beaucoup, mais que l’on voit finalement assez peu. Il n’existe pas beaucoup d’interfaces complètes, et elles sont assez chères.

Mais la Raspberry Pi est là pour résoudre ce problème. En effet, comme elle est de taille réduite, elle peut facilement s’intégrer dans une pièce. De plus, avec ses nombreuses sorties, notamment GPIO, elle peut accueillir de nombreux modules pour communiquer avec des équipements domotiques.

Il existe par ailleurs de multiples interfaces pour la Raspberry dédiées à la gestion domotique, notamment Domoticz.

Les systèmes embarqués

Il s’agit là d’un usage très important de la Raspberry, mais à destination d’un public averti. Nous passerons donc rapidement dessus.

La framboise étant particulièrement petite, et possédant des entrées GPIO, elle est souvent utilisée dans le cadre de projets liés à l’électronique, en tant que contrôleur central d’un système informatique, etc.

De nombreux projets émergent, comme le contrôle d’une voiture télécommandée avec caméra, des drones, ou même un amusant projet sur le piratage de drone.

Un ordinateur, tout simplement

On l’oublie souvent, mais avant tout la Raspberry Pi est un ordinateur. Petit, bon marché, et souvent suffisant pour bien des utilisations.

C’est sa raison d’exister. Fournir une alternative aux personnes n’ayant pas les moyens d’acheter un ordinateur standard. Permettre d’encourager l’apprentissage de la programmation.

Que ce soit pour un programmeur voulant une machine d’appoint sous Linux, pour un particulier voulant utiliser un ordinateur sans avoir besoin d’une puissance de calcul hors du commun (ce qui est quand même le cas de 90 % des personnes, qui ne veulent faire ni de 3D, ni de jeux vidéos, mais uniquement pouvoir naviguer, travailler, consulter leurs mails, et de temps à autre regarder une vidéo), ou même pour permettre à votre grand-mère d’envoyer des mails à ses petits enfants, ou de les voir sur Skype, Mumble, ou autres.

La Raspberry c’est avant tout un ordinateur. Un ordinateur de qualité, qui consomme peu, qui prend peu de place, et qui est très bon marché !

Finalement la Raspberry ça sert à quoi ?

Finalement la Raspberry, ça sert à tout. On ne peut pas lister toutes ses utilisations.

Elle est certes souvent utilisée comme serveur, comme média-center, comme gestionnaire domotique, ou encore pour de l’embarqué, mais c’est avant tout un ordinateur, qui permet de faire toutes les choses que permettent les autres ordinateurs, pour 400€ de moins…

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Trouver son système d’exploitation grâce à NOOBS http://raspberrypis.net/trouver-son-systeme-dexploitation-grace-a-noobs/ http://raspberrypis.net/trouver-son-systeme-dexploitation-grace-a-noobs/#comments Mon, 13 Jan 2014 22:26:13 +0000 http://raspberrypis.net/?p=798 Lorsque l’on débute avec son Raspberry Pi, on se retrouve rapidement perdu lorsqu’il faut choisir un système d’exploitation sachant que sous Linux, il existe de nombreuses distributions différentes. Heureusement, le logiciel “NOOBS” est là pour nous 🙂

NOOBS ?

NOOBS (“News Out Of the Box Software”) est un logiciel prévu pour tester facilement les systèmes d’exploitations classiques que l’on retrouve couramment sur le Raspberry Pi :

  • Raspbian : la célèbre distribution classique basée du Debian
  • Pidora : une distribution basée sur Fedora
  • Open Elec : pour transformer le Pi en centre multimédia
  • RaspBMC : idem qu’Open Elec
  • et d’autres comme Arch OS ou Risc OS…

Grâce à ce logiciel, il est possible d’installer plusieurs systèmes d’exploitations sur une seule et même carte SD : ainsi, vous pouvez facilement trouver celui qui est le plus adapté à vos besoins sans avoir à télécharger les différentes images nécessaires.

L’installation

Pour installer NOOBS, c’est très simple.

Premièrement, il est nécessaire de formater une carte SD avec le logiciel SDFormatter (ou gparted sous Linux) : cela aura pour conséquence de vider intégralement la carte de ses données et de la préparer à accueillir le logiciel. N’oubliez pas d’ajouter l’option Format Size Adjustment avec la valeur “ON”.

La carte SD doit avoir une capacité de stockage d’au moins 4 Go sachant que les systèmes d’exploitations installables font en général un peu plus d’1 Go.

Ensuite, il suffit de télécharger NOOBS à cette adresse : vous pouvez choisir entre la version “network install” qui contient le strict minimum et qui téléchargera par la suite les systèmes nécessaires ou bien la version “offline” qui embarque tout le nécessaire.

Décompressez l’archive dans un dossier.
Ouvrez le dossier et copiez tous les fichiers sur la carte SD directement (par un simple copier/coller).

Et voilà, insérez la carte dans le Raspberry Pi et c’est prêt à démarrer !

L’utilisation

En démarrant votre machine, vous devriez arriver sur cet écran qui permet de choisir parmi les distributions disponibles :

Installer des systèmes d'exploitation avec NOOBS

Il vous suffit de cocher les systèmes que vous souhaitez installer puis de cliquer sur “Install”.

Au bout de quelques minutes, tout est installé et vous pouvez profiter de votre machine !

Si vous avez installé plusieurs systèmes, le logiciel vous demandera à chaque démarrage quel système vous voulez utiliser pour cette session :
Choisir le système à démarrer

Par la suite, vous pourrez ajouter/supprimer d’autres systèmes si le besoin s’en fait sentir en maintenant la touche “SHIFT” au démarrage du Raspberry Pi.

Bons tests 🙂

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Transférer facilement des fichiers sur son Raspberry Pi http://raspberrypis.net/transferer-facilement-des-fichiers-sur-son-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/transferer-facilement-des-fichiers-sur-son-raspberry-pi/#comments Mon, 15 Jul 2013 17:43:55 +0000 http://raspberrypis.net/?p=740 Transférer des fichiers sur le Raspberry Pi à partir d’un autre ordinateur est bien souvent un besoin nécessaire que chaque utilisateur rencontre.

Généralement, on utilise une clé USB pour effectuer les transferts : cette méthode se révèle assez ennuyeuse à la longue puisqu’il faut à chaque fois déplacer la clé d’un ordinateur à l’autre.

Aujourd’hui, je vais vous présenter une méthode plus efficace en utilisant le réseau local et le protocole SFTP pour dialoguer avec le Raspberry Pi 🙂

Connexion au réseau local

Première étape et non des moindres : connecter le Raspberry Pi au même réseau que l’ordinateur avec lequel on veut échanger des fichiers.

Pour ce faire, vous pouvez utiliser soit un bon vieux cable RJ45 ou bien le wifi si votre Pi possède un dongle idoine.

Connexion au réseau LAN

Récupération de l’IP

Une fois que le Pi est relié au réseau local, il faut récupérer son adresse IP afin de pouvoir communiquer avec ce dernier.

Depuis le Pi, ouvrez un terminal et saisissez la commande “ifconfig” :

Trouver l'ip du Raspberry Pi

Relevez bien l’adresse située dans la zone grise, en face de inet addr.
Dans notre exemple, l’adresse IP est 192.168.0.13.

Transfert via SFTP

Ensuite, pour effectuer un transfert via SFTP, il est nécessaire d’utiliser un logiciel supportant ce protocole : le plus connu étant Filezilla (qui est gratuit et téléchargeable ici).

Téléchargez et installez Filezilla sur l’ordinateur désirant copier des fichiers vers le Raspberry Pi.

Lancez ce logiciel et faites “Fichier” puis “Gestionnaire de sites”.

Cliquez sur “Nouveau site” et saisissez les informations suivantes en prenant bien soin de remplacer l’hôte par l’IP du Raspberry Pi, et d’utiliser une authentification normale avec un login/mot de passe identique à celui de votre accès SSH (par défaut, le login est “pi” et le mot de passe est “raspberry”).

Accès par Filezilla

Enfin, cliquez sur “Connexion” et faites “Ok” si un message vous avertit que l’hôte est inconnu.

Vous voilà connecté directement à l’arborescence de fichiers du Raspberry Pi.

Accès par Filezilla

Pour transférer un fichier, sélectionnez le dans la zone de gauche (qui représente les fichiers présents sur votre ordinateur) et effectuez un clic droit puis “Envoyer”. Le fichier sera copié dans la zone de droite, représentant votre Pi.

Et voilà, simple non ? 🙂

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Transformer son Pi en lecteur de salon avec RaspBMC http://raspberrypis.net/transformer-son-pi-en-lecteur-de-salon-avec-raspbmc/ http://raspberrypis.net/transformer-son-pi-en-lecteur-de-salon-avec-raspbmc/#comments Sun, 17 Mar 2013 21:14:32 +0000 http://raspberrypis.net/?p=698 Même si le Raspberry Pi est un ordinateur peu onéreux, entre 25$ et 35$, il est tout à fait possible de le transformer en lecteur de salon pour :

  • lire ses films préférés
  • afficher ses photos de vacances
  • écouter ses morceaux favoris

Pour ce faire, nous allons utiliser RaspBMC : c’est une distribution Linux basée sur Raspbian couplée avec la technologie XBMC afin de lui apporter les fonctionnalités d’un lecteur multimédia.

Copier RaspBMC sur une carte SD

La première étape consiste à copier le système d’exploitation RaspBMC sur une carte SD.
Notez bien qu’il faut utiliser un ordinateur différent du Raspberry Pi, muni d’un lecteur de carte SD, pour effectuer la copie.

Pour télécharger une image de RaspBMC, il suffit de se rendre sur le site officiel.

Dans les dernières versions, il est possible de télécharger une image avec un installeur graphique.
Je vous recommande cette version qui est plus facile à installer pour les débutants. Cette version nécessite l’accès à Internet lors de l’installation sur le Raspberry Pi : en effet, elle va télécharger les composants manquants et se mettre à jour automatiquement.

Sinon vous ne souhaitez pas d’installeur graphique, vous avez 2 choix :

  • soit vous prenez la version “Network image” : elle nécessite un accès à Internet afin de s’installer complètement. C’est la version recommandée.
  • soit vous prenez la version “Standalone” : elle n’a pas besoin d’internet pour s’installer mais vous n’aurez pas les dernières mises à jour. Cette version n’est pas recommandée.

Pour les besoins de l’article, j’ai utilisé la version avec l’installeur graphique pour Windows.
Il est également possible de le faire depuis Linux ou Mac OS.

Une fois l’archive téléchargée sous Windows, il est nécessaire de la dézipper dans un dossier puis de lancer l’exécutable “Setup.exe”. L’écran suivant doit apparaître :

Installeur graphique de RaspBMC

Il suffit de choisir le lecteur contenant la carte SD à écrire, d’accepter la licence et de cliquer sur le bouton “Install” : l’installeur va copier les composants nécessaires à RaspBMC sur la carte SD.

Une fois cette opération terminée, il suffit d’éjecter la carte et de l’insérer dans votre Raspberry Pi.

A ce stade, on a fait le plus dur 😀

Brancher son Raspberry Pi

Maintenant il faut brancher le Raspberry Pi !

Comme d’habitude, il a besoin d’une carte SD (avec RaspBMC), d’une alimentation micro-USB, d’un accès à internet (ethernet ici) et d’un cable HMDI pour le relier à la télévision.

Voici le branchement utilisé :

La connectique utilisée

Une fois que tout est branché, la bête devrait démarrer !

L’installation de RaspBMC

Une fois que le Pi démarre avec la carte contenant RaspBMC, il n’y a plus grand chose à faire à part patienter.

En effet, la distribution va télécharger, grâce au réseau, tout un tas de composants manquants et nécessaires pour faire fonctionner le lecteur multimédia.

Installation de RaspBMC en cours

Comme le dit si bien la capture d’écran : “prenez un café” puisque l’installation dure environ 25 minutes.

Après quelques téléchargements et redémarrages, le lecteur multimédia est enfin prêt à fonctionner.

C’était vraiment facile non ?

Profiter de son lecteur multimédia

Arrivé à ce stade, RaspBMC est entièrement fonctionnel et il ne vous reste plus qu’à paramétrer le logiciel.

Paramétrage de RaspBMC en cours

Pour les questions liées à l’utilisation de RaspBMC, un wiki officiel est disponible ici.

Au niveau du stockage des fichiers (vidéos & photos), il est effectivement peu envisageable de tout loger sur la carte SD. Vous pouvez néanmoins utiliser un disque dur externe relié directement au Pi par USB, ou bien accéder grâce au réseau ethernet à des fichiers distants.

Enfin, pour ceux qui se demandent si les vidéos sont fluides, j’ai pour ma part constaté que ça fonctionnait vraiment bien sur les différents films que j’ai testé.

Je trouve que c’est assez bluffant pour un si petit ordinateur. A mon sens, le Raspberry Pi peut remplir convenablement le rôle de lecteur multimédia à bas coût 🙂

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http://raspberrypis.net/transformer-son-pi-en-lecteur-de-salon-avec-raspbmc/feed/ 29
Réussir le premier démarrage de son Raspberry Pi http://raspberrypis.net/reussir-le-premier-demarrage-de-son-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/reussir-le-premier-demarrage-de-son-raspberry-pi/#comments Sun, 17 Mar 2013 16:10:55 +0000 http://raspberrypis.net/?p=643 Vous venez de recevoir votre Raspberry Pi et vous n’avez qu’une envie : le démarrer au plus vite.

Installer le système d’exploitation Raspbian

La première étape consiste à installer un système d’exploitation sur la carte SD qui sera insérée dans le micro-PC.

Généralement, il est conseillé d’installer la distribution Raspbian pour débuter. Vous pouvez bien entendu en installer d’autres !

Brancher son Raspberry Pi

Ensuite, il est nécessaire de préparer les branchements de son Raspberry Pi afin qu’il puisse fonctionner.

Il a besoin d’alimentation électrique, d’une carte SD et d’autres périphériques facultatifs : clavier, souris, réseau…

Configurer Raspbian

Lorsque vous arrivez ici, normalement votre ordinateur a dû démarrer et afficher l’écran de paramétrage de Raspbian.

Ecran de configuration de Raspbian

On se retrouve face à un menu plutôt fourni permettant de configurer Raspbian :

  • info : donne simplement des informations sur l’écran de paramétrage. Pas super utile.
  • expand_rootfs : par défaut, la distribution utilisera seulement 2 GB d’espace sur la carte SD. Si vous avez une carte avec plus d’espaces (4Go ou +), vous pouvez dire par cette commande à Raspbian d’utiliser tout l’espace disponible sur la carte. C’est généralement une bonne idée 🙂
  • overscan : utile pour modifier l’affichage afin qu’il s’adapte à du 16/9. Avec des écrans et télé récentes, cette commande est inutile.
  • configure_keyboard : pour configurer le clavier
  • change_pass : pour changer le mot de passe de l’utilisateur par défaut (pi)
  • change_locale : pour définir le jeu de caractères à utiliser
  • change_timezone : pour afficher l’heure en fonction de sa zone géographique
  • memory_split : pour répartir la mémoire physique entre le GPU (processeur graphique) et le CPU (processeur). Par défaut, le GPU utilise 64Mo.
  • overclock : permet d’augmenter la performance des processeurs et de la RAM en augmentant leur cadence. Ces modifications peuvent réduire la durée de vie du micro-PC. 5 overclocking types sont prêts à l’emploi : Overclocking du Raspberry Pi Personnellement, j’ai choisi le mode “Modest”.
    Si vous ne savez pas trop quoi faire, passez votre chemin. Cette étape n’est pas primordiale au départ.
  • ssh : pour activer le SSH. Déjà activé par défaut.
  • boot_behaviour : pour indiquer si l’on souhaite utiliser le Pi en mode graphique ou en mode texte. Le mode graphique est activé par défaut.
  • update : pour mettre à jour le système

Personnellement, pour un premier démarrage, j’utilise simplement la commande expand_rootfs afin de tirer parti au maximum de l’espace offert par ma carte SD.

Une fois que vous avez terminé, il ne vous reste plus qu’à sélectionner “Finish”.

Et voilà, vous devriez arriver sur le bureau de Raspbian !
Arrivée sur le bureau

Enfin, si vous souhaitez retrouver l’écran de paramétrage de Raspbian, il suffit de saisir cette commande dans un terminal :
sudo raspi-config

A bientôt 🙂

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http://raspberrypis.net/reussir-le-premier-demarrage-de-son-raspberry-pi/feed/ 12
Les branchements du Raspberry Pi http://raspberrypis.net/les-branchements-du-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/les-branchements-du-raspberry-pi/#comments Sun, 17 Mar 2013 15:15:28 +0000 http://raspberrypis.net/?p=657 Le Raspberry Pi est un micro-PC constitué uniquement d’une carte mère.

Cette dernière contient tout le matériel vital pour fonctionner.

Schéma de la connectique

Le coeur de l’ordinateur

Au centre se trouve une puce contenant un processeur, de la RAM et un processeur graphique : cette partie constitue le coeur de l’ordinateur. Sur le schéma, elle se situe à côté du libellé “256MB RAM, CPU & GPU”.

La connectique

Tout autour de la partie centrale, on retrouve différentes connectiques permettant de brancher des périphériques afin d’interagir avec l’ordinateur.

Je vais en faire le tour en démarrant par l’alimentation et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Chaque élément sera identifié grâce à son nom sur le schéma.

Voici donc la connectique exhaustive offerte par le Raspberry Pi :

  • “POWER” : il désigne l’alimentation micro-USB de la carte mère
  • “HDMI” : le port HDMI permet de récupérer le flux vidéo et audio numérique produit par l’ordinateur. Il est généralement relié à un écran ou une télé.
  • “LAN” : le port ethernet 10/100 permet de se connecter au réseau en filaire (RJ45)
  • “USB” : le ou les ports USB pour brancher une multitude de périphériques comme un clavier, une souris, un dongle wifi, une clé USB, un disque externe…
  • “LEDS” : désigne les diodes lumineuses situées sur la carte mère
  • “AUDIO” : ce port permet de connecter un cable jack 3,5mm pour lire les données audio analogiques. C’est le format classique utilisé par les casques audio et les enceintes.
  • “RCA VIDEO” : permet de connecter un prise RCA pour lire la sortie vidéo analogique. Cette sortie vidéo ne contient pas le son (cf. la partie AUDIO)
  • “GPIO” : sont des ports d’entrées/sorties paramétrables
  • “SD CARD” : représente le lecteur de carte SD

Avec toute cette connectique, il y’a de quoi s’amuser un peu 🙂

Voyons maintenant les branchements nécessaires pour démarrer son Pi !

Les branchements minimaux pour démarrer

Pour faire fonctionner la bête, vous avez besoin au minimum :

  • d’insérer une carte SD avec un système d’exploitation compatible (comme Raspbian)
  • d’alimenter la carte mère à l’aide un chargeur micro-USB
Branchements minimaux

Avec ces 2 éléments, le Raspberry devrait démarrer !

Bien sûr, le soucis est que le Pi n’est pas très utilisable sans écran, clavier et souris.

Pour ce faire, vous avez 2 choix classiques (non exhaustifs) :

  • ajouter un clavier et une souris sur les 2 ports USB ainsi qu’un écran sur le port HDMI
  • connecter le Pi au réseau à l’aide d’un cable RJ45 et le prendre en main à distance

Bidouillez bien 😀

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Peut-on surfer sur un Raspberry Pi ? http://raspberrypis.net/peut-on-surfer-sur-un-raspberry-pi/ http://raspberrypis.net/peut-on-surfer-sur-un-raspberry-pi/#comments Tue, 26 Feb 2013 19:57:12 +0000 http://raspberrypis.net/?p=634 Surfer sur un Raspberry PiUne des premières choses que j’ai voulu tester lors j’ai reçu mon Raspberry Pi, c’était le surf sur les sites internet.

Même si le micro-PC n’a pas été conçu dans cet objectif, je voulais savoir s’il était réellement possible de surfer avec une bonne fluidité.

J’ai testé différents navigateurs :

  • Midori (installé par défaut)
  • Dillo (installé par défaut)
  • NetSurf (installé par défaut)
  • Iceweasel
  • Chromium

Le constat est le même à chaque fois.

Le temps de chargement des pages est un peu longuet mais ça reste acceptable : environ 5 secondes.

Le problème majeur intervient lorsque la page est chargée, et que l’utilisateur souhaite se déplacer dans la page à l’aide de la molette de la souris (scrolling). Il faut souvent attendre 2-3 secondes entre la demande de “scroll” et son exécution. Ce phénomène rend clairement le surf pénible.

En fait, plus le site contient des images et plus le navigateur semble lent.

A noter tout de même que le surf est tout à fait fluide avec le navigateur Dillo. Cependant, il affiche une version simplifiée et allégée des sites visités étant donné qu’il ne supporte pas toutes les technologies présentes : pas de scripts, du CSS basique, etc…

Bref, autant le Raspberry Pi est tout à fait utilisable avec LibreOffice, autant il ne semble pas approprié à la navigation sur les sites web.

Si vous avez des astuces, je suis preneur 🙂

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